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samedi, mai 27, 2006

Weekend dans le Waterton Lakes National Park

Après avoir passé une bonne nuit à Calgary sur mon matelas pneumatique, nous voici donc repartis direction le sud pour le Waterton National Park. Le temps est à la grisaille et s'il ne pleut pas, on pourra vraiment dire que l'on est chanceux...
On commence donc déjà par tenter de sortir de Calgary (30 kms du Nord au Sud...) puis c'est la campagne! Alors d'abord, ce sont les grands ranchs avec des troupeaux de plus de 200 têtes, des surfaces cultivées grandioses (tout comme les engins d'ailleurs) puis, les puits de pétrole avec les pompes pour le véhiculer et enfin les grandes étendues à perdre de vue avec plus une seule habitation! Tout simplement impressionnant.
Le premier village que l'on traversera (Turner Valley) est le vrai village de cow-boys que l'on peut voir dans les films. La plupart des habitants ont le gros pick-up terreux, le chapeau et les bottes, (de cow-boys bien sûr).
Ensuite, nous traverserons deux autres villages et puis plus rien, juste une route droite à perte de vue avec une paysage vallonné à perte de vue lui aussi.
Bien évidemment, il faudra que l'on trouve la pluie à mi-parcourt pour ne plus la lacher du WE.
Nous traverserons ensuite un champ d'éoliennes impressionnant (environ 70) avant d'arriver au parc national et au contrôle des laissés passer.
Petit arrêt bref au centre d'informations afin de connaître les choses intéressantes à faire malgré la pluie puis direction l'auberge de jeunesse afin de décharger deux trois affaires sous une pluie battante.
Par la suite, visite du petit village très charmant (et certainement d'avantage sous un soleil radieux...) puis arrêt près d'une cascade et enfin montée par une route étroite et sinueuse (au départ) au Cameron lake. Ca doit vraiment être jolie en plein soleil, mais alors là, il neige donc ...
En raison des conditions météo exécrable, nous redescendrons donc à l'auberge où nous passerons la nuit.
Le lendemain matin, rien n'a changé si ce n'est que la neige est désormais vraiment très basse. En repartant, on croisera d'ailleurs le chasse neige avec la lame pleine de neige, preuve qu'il a quand même bien neigé.
Je n'oublierai pas bien entendu de souhaiter une bonne fête à ma maman et lui proposerais de descendre jusqu'à la frontière des US. Et là, bien sur, nous trouverons de la neige, même sur la route.
Le retour se fera par la highway 2 sous une pluie ininterrompue. Et nous serons une nouvelle fois surpris en voyant des camions nous doubler alors que je suis callé à 110 kms/h et que la route est détrempée! Il n'ont pas peur ici, remarque, c'est toujours tout droit mais quand même...
Voilà donc comment s'achève notre périple d'une semaine avec mes parents, totalisant au compteur pas moins de 2200 kms. Joli score, n'est-ce pas !!!
Bien content de leur visite, j'espère qu'ils auront bien apprécié le guide aussi !!!

vendredi, mai 26, 2006

Retour à la maison (Calgary bien sûr) ...

Tout s'est finalement bien passé lors de cette nuit en pleine nature. Sur le matin, j'ai été reveillé par d'énormes grognements et j'ai bien cru qu'il s'agissait d'un ours. Mais non, c'était tout simplement mon voisin qui devait avoir le nez bien bouché.
Les courageux se sont donc lavés dans la rivière (cf photo pour l'endroit, vous croyiez peut être pas me voir à poil qd même?) et les autres grâce à des petites lingettes. J'aime autant vous dire que dans la rivière, c'est du rapide car l'eau est glaciale! Mais bon, il faut jouer le jeu du naturel jusqu'au bout, et puis comme ça, au moins, t'es complètement réveillé au bout de 30s chrono. Et quand on est bien réveillé, on n'est plus de mauvaise humeur, n'est ce pas Lucette?
On reprendra donc la voiture pour faire le trajet en sens inverse jusqu'à Lake Louise.
On trouvera la pluie à Jasper puis le brouillard et enfin la neige sur la route des glaciers. Et oui, on est fin mai mais dans Les Rocheuses, il peut neiger toute l'année. Le peu de paysage que l'on peut voir est sympa et différent de l'aller. Les sapins sont tout blancs : ca change donc du vert, n'est-ce pas? On s'arrêtera juste devant un glacier afin, non pas pour le prendre en photo mais afin de vous montrer comment voyagent les canadiens : pick-up + caravane ou alors car + voiture (en notant bien sur que la voiture est attachée derrière le car)... Impressionnant !!!
On mangera donc à Lake Louise où l'on achetera également deux ou trois souvenirs dont des caleçons avec des ours bruns. Mdr !!!
On fera un grand détour avant de rentrer sur Calgary en décidant de partir en direction opposée (route vers Vancouver) afin de voir le lac Emerauld puis un pont naturel déja vu avec Delphine.
Mais bon, aujourd'hui la pluie est au rendez-vous donc c'est un peu embétant.
Sur la route, on s'arrêtera pour photographier un bel élan en train de s'abreuver puis nous bifurquerons à Golden en direction du village de Radium Hot Spring, village où des sources d'eau chaude (40 degrés) jaillissent des entraillent de la terre, avant d'être refroidies pour être utilisées à des fins économique (piscines).
On s'arrètera donc dans ce village, non pas pour se baigner, mais pour manger de bonnes glaces. Et c'est de suite à ce moment que l'on va reconnaître les gourmands, bien plus malins que les autres. Je commande donc une glace pour moi avec deux boules vanille, papa fait de même et là, vient le tour de maman. Elle annonce donc vanille pour la première boule. La dame lui met donc une boule et commence à préparer l'autre et là, attention, maman annonce la deuxième boule au chocolat. Bien sur, la deuxième boule vanille est déja formée, donc la serveuse est obligée de la mettre. Au final, maman aura tois boules : 2 vanille et une chocolat. Et ne vous en faites pas qu'elles n'auront pas le temps de fondre : elle a bien tout mangé (tout mangé le chocolat...). Sacré gourmande ke même (ke même ke même Monique, 2 qui la tienne, 3 qui la ... , Ah, ca faisait lgtps que je ne l'avais pas fait).
En remontant, on passera ainsi par le Kootenay National Park. Route sympa (roche rouge par endroit) avant d'entrevoir un véritable spectacle de désolation. Façonnée par les forces naturelles, la région a été littérallement détruite par un gigantesque incendie en 1968, dévastant plus de 2500 hectares de forêts soit 25 millions de m². Pour ceux qui ne se rendent toujours par compte de l'ampleur, c'est l'équivalent d'environ 2500 terrains de foot ou encore la surface d'un rectangle de 25 kms de longueur par 1 km de largeur. C'est impressionnant. Tout est encore noir, et les arbres brulés sont pour la plupart encore debout. La végétation a vraiment du mal à repartir. Il ne vallait certainement mieux pas être dans les parages lors de ce brasier, le feu ayant quand même réussi à traverser la route (soit une 15aine de metres si je ne m'abuse).
On rejoindra ainsi Banff puis Calgary par la highway 1.
Avant de souper, je montrerai à mes parents où je "bosse" à l'université et puis ce sera dodo sur mon merveilleux matelas pneumatique, car le lendemain, c'est direction le sud pour le Warterton National Park à la frontière des US.

jeudi, mai 25, 2006

Une journée aux allentours de Jasper ...

Et bien finalement, on a tous bien apprécié cette nuit en auberge de jeunesse et lorsque l'on s'est levé, ca ne sentait plus les pieds. Après réflexion, c'est surtout que l'on avait dû s'y habituer...
Comme on est pas trop trop matinal ce matin, on fait un gros déjeuner afin de décaller un peu le repas de midi.
On part donc pas bien avant 9h30 de l'auberge de jeunesse pour se rendre dans le centre de Jasper. Après avoir un peu tourné pour trouver le bureau de poste afin d'envoyer les cartes postales (vous les avez reçu au fait? Oh, ben de rien si ca vous a fait plaisir...), on fait un petit tour à pied dans la rue commerçante puis en voiture sur les allentours. Et ben, il y a certains quartiers, je ne pense pas qu'ils soient ouvriers dans la famille (gros pick-up, bateau, maison immense et j'en passe). Jasper est un village très touristique au vue de tous les hotels, et puis, ca ne doit pas être n'importe quelle clientèle non plus...
On prend ensuite la direction du lac Patricia puis du lac Pyramid où nous nous arrêterons pour faire une heure de canoë. Bien sympa cette petite ballade sur ce grand lac. Mais il faut quand même faire attention car l'embarcation est très instable. Pas question de se tourner brusquement sinon, c'est le chavirage assuré !!! On se prendra un nuage de grèle sur le lac, c'est cool non? Et puis bizarrement, un nuage suivra papa un bon moment sur la fin! Mdr! Et oui, fallait pas se mettre derrière moi car quand je sors parfois involontairement (ou pas...) la paguai de l'eau en faisant un grand mouvement et là, ca mouille bien et ça prévient pas !!!
On reprendra ensuite la voiture pour se rendre au lac Annette où nous mangerons puis au lac Edith, spécialement choisi pour l'occasion !!! Et comme d'habitude, c'est bien joli, surtout le lac Edith !!!
Ensuite, on prendra la direction du lac Maligne et l'on s'arrètera au départ du Maligne Canyon, original comme nom, non?, afin de faire la ballade de la journée.
Sur la route, juste avant d'arriver au départ de la ballade, on s'arrètera pour photographier un coyotte à la recherche de nourriture , enfin surtout en tain de bailler en l'occurence sur la photo...
Une nouvelle fois, la promenade est bien sympa et impressionnante par endroit. L'eau a creusé parfois de vaste gallerie souterraine sur plus de 20 kms en amont et ressort soudainement au niveau du canyon. Le canyon est lui aussi bien creusé. Le dernier pont qui le surplombe est suspendu à 51m. Et ben, ca fait un peu bizarre quand on regarde en bas et que l'on voit le minuscule filet d'eau qui est en fait un véritable torrent!!!
Après 3h00 de promenade, reprise de la voiture pour le lac Medicine puis le Lac Maligne.
Le lac Medicine est un lac assez surprenant. En effet, ce dernier est à sec l'hiver et à son niveau maximal l'été. Ceci provient tout simplement du fait qu'il existe de nombreuses galleries souterraines (cf ci dessus) où l'eau s'infiltre. Durant l'été, la fonte des glacier entraine un débit d'eau à l'entrée du lac supérieur à celui de sortie par infiltration : le lac se remplit donc. Par contre, en hiver, l'eau est beaucoup moins abondante et le débit du mince filet d'eau ne suffit pas à remplir le lac. On a donc pas de lac mais un petit ruisseau qui disparait au fur et à mesure qu'il avance dans le lac. Ce cours d'eau souterrain est peu être le plus grand du monde (17 kms environ) mais les entrées petites et encombrées de débrit en rendent l'accès impossible pour d'éventuelles explorations.
En continuant la route, on aperçoit soudain quatre voitures venant en sens inverse, arrétées sur la chaussée. De notre coté, on n'arrive pas à savoir ce qu'il se passe. N'ayant pas de circulation, je me mets donc sur la voie de gauche et là....., quelle surprise.... une maman ours brun avec deux petits oursons! On s'arrête donc et place aux photos et à la video. C'est sublime! Les oursons s'amusent comme des petits fous, se dressent par moment sur leurs pattes arrières et prennent le martingo. C'est encore un moment magique! Une dame essaie alors de s'approcher un peu plus mais elle ne fera qu'un seul pas. La maman ours veille sur ses petits et au vue du regard qu'elle vient de nous porter, on ne va pas plus avancer, voir peut etre même reculer. D'ailleurs, maman est restée dans la voiture, sisi, regardé.
On arrivera donc en fin d'apès midi au lac Maligne, un vrai lac carte postale. Sublime !!!
L'auberge de jeunesse où l'on couchera le soir est quelque peu spéciale : c'est plutôt un refuge au bord du torrent d'ailleurs. Pas de douche, pas d'eau courante, des WC sans chasse d'eau càd juste un gros trou creusé dans le sol, remarque c'est pratique : au moins ca mouille pas les fesses si vous voyez où je veux en venir. En raison de la présence d'ours dans le secteur, les dortoirs et le chalet où l'on peut cuisiner sont séparés. Interdiction bien sur d'apporter de la nourriture où l'on dort, et un juste un bon gros chauffage au gaz est présent dans la chambre comme source de confort. Ca c'est bon, tout comme les ustensiles de cuisine qui semble dater d'une autre génération. Ca change et je trouve ce lieu bien plus convivial. On peut discuter trankilou et personne ne parle plus fort qu'un autre.
Reste juste à savoir comment se déroulera cette nuit en pleine nature ...

mercredi, mai 24, 2006

Toujours de la glace et de l'eau, de l'eau et de l'eau ...

Quelle bonne nuit dans un grand lit et quel bonheur lorsque l'on ouvre les rideaux.... Un ciel comme on ne peut plus bleu, avec une vue sur le glacier ensolleillé et ses majestueuses crevasses.
Ce matin, c'est donc direction le glacier. Malheureusement, les promenades sur ce dernier avec guides ne débutent qu'à partir de juin, donc c'est rapé. On montera donc à bord d'énormes engins à 6 roues motrices pour se rendre sur le champ de glace (ben oui, faut ce qu'il faut !!!).
Mais la c'est le pompon, un pompon comme je n'ai encore jamais vu. Il y a pas 5 minutes que je suis à bord de la machine qu'une vieille (excusé l'expression, mais bon là, cette vieille carne...) me tape sur l'épaule et me dit fermement de fermer la fenêtre en me retorquant qu'on ne l'ouvre que lorsque l'on prend des photos. Elle m'aurait encore demandé gentillement et surtout poliment, je dis pas mais là, c'en est trop ! En plus, c'est le matin et je suis pas bien réveillé, donc vous connaissez Lucette, faut pas trop, voir pas du tout la chercher de bon matin. La pauvre, je vous assure qu'elle va prendre chère !!! En plus, le bus n'est plein qu'à moitié donc faut peut être pas abuser non plus... Lucette veut bien être gentille mais il y a des limites à ne pas franchir!!! Et là, elle a dépassé les bornes des limites Maurice! Résultat, je ferme mon sous pull polaire, enfile les gants et remonte le blouson à fond. Et c'est parti mon quiqui. Je fais mine de sortir l'appareil photo et j'ouvre la fenêtre au max. Elle va comprendre qu'il faut vraiment pas m'irriter le matin! Je peux vous dire qu'elle a dû se douter de suite où je voulais en venir! Elle a beau eu mettre une pauvre écharpe lui couvrant la moitié de la tête et le cou, elle doit se cailler dur. En plus, elle ressemble à rien (si, un pneu deformé peut être). Mdr. Elle avait qu'à prévoir aussi. On est pas à la plage ici! On allucine, elle pensait peut-être en voir en maillot de bain jouer aux raquettes? Du coup, elle est resté dans le bus pendant que tout le monde se balladait sur glacier (ballade bien délimitée en raison des crevasses). Lors de la redescente, elle changera bizarrement de siège mais elle aura toujours la perruque au vent et le dentier qui claque. Si elle a le nez qui coule le lendemain, ca lui apprendra à être un peu plus diplomate et polie dans ses demandes la prochaine fois. (enfin, je doute qu'elle revienne). Je précise que je n'ai absolument rien contre les papis et les mamies. Je les aime bien d'ailleurs avec leurs histoires mais alors elle....
Mais revenons à nos moutons. La vue et les explications sont bien sympa (enfin lorque l'on comprend, n'est-ce-pas? Mdr). Par contre il fait pas chaud du tout. On peut même dire que ça caille carrément, en plus il y a un bon petit vent, et pas du Sud !!! Bien sur, il y a encore des cars d'Asiatiques et ils nous font bien rire. Ils sont tous agenouillés par terre et récupère de l'eau dans des bouteilles plastiques. Pour le Ricard, température idéale mais j'en doute particulièremet ici.
Après 20 bonnes minutes et de nombreuses photos, on reprend le chemin du retour avec ma copine toute ébourrifée (mdr, la pov', expdr).
Visite ensuite du centre dédié au glacier, très intéressant mais quelque peu effrayant devant sa reculée depuis une centaine d'année. Réchauffement climatique, nouvelle ère, plein d'hypothèses mais une chose est sûre, il fond à vitesse grand V. Pour information, le glacier se déplace en une journée de l'équivalent de la largeur d'une carte postale, en broyant tout sur son passage. En se retirant, il laisse ainsi des tas de débris imposant sur les cotés plus communément appelé moraines. C'est également le seul glacier dont ses eaux de fontes se déversent dans les trois océans (Arctic, Atlantique et Pacifique) .Plein de superbes autres choses à raconter sur la vie d'un glacier, ses datations, mais c'est trop long... Je vous raconterai ça à mon retour, enfin si ça vous interesse bien sur!
Reprise de la voiture pour se rendre ensuite à Jasper. Et encore des glaciers, des sapins et de la neige. Puis de superbes cascades, dont l'eau est issue pour la plupart de la fonte des glaciers
Les deux plus grandes : Sunwapta Falls et Athabaska Falls sont impressionnantes. Les canyons creusés sont sublimes et l'on peut voir à certains endroits qui, de la roche où de l'eau est sortie vainqueur du terrible combat les opposants.
En espérant la route ouverte, on tente de se rendre au Mont Edit Cavel. Cette dernière est cependant fermée par de grosse barrière. On se consolera en se rendant à la petite station de ski et, en redescendant, ce sont coyotes, biches et élans qui seront ajoutés aux nombreuses prises de vue existantes. Repas et nuit dans une auberge de jeunesse à Jasper où deux charmantes demoiselles (enfin surtout une) nous laisseront gracieusement leurs places.(Mais comme a dit Delphine, j'ai le droit de regarder mais pas de toucher. Donc comme toujours, j'ai été sage et j'ai pas touché!!!) Par contre, dans le dortoir, il y en a un qui devait avoir les pieds pourris car ça piquait férocement le nez. On a donc repiré par la bouche, non, j'déconne, et l'on est tombé comme des masses après cette nouvelle merveilleuse journée.




mardi, mai 23, 2006

En route pour les Glaciers ...

Après une bonne nuit passée à l'auberge de jeunesse de Lake Louise (j'ai retrouvé un bon lit, bien grand en plus), et surtout après une bonne nuit de pluie et d'orage à éclair rose (non non, j'invente pas et ca résonne bien fort dans les montagnes), départ le matin pour le lac Louise, lac aux eaux turquoise reconnu comme site du patrimoine mondiale par l'Unesco. Petit coin de paradis avec un petit hotel, que dis-je un chateau capable d'acceuillir jusqu'à 800 invités, pas mal quand même, non?
La glace a bien fondu par rapport à ma première venue avec Delphine mais la surface est encore un peu gelée. Nous avons toutefois droit à des reflets verts bleutés magiques accentués par l'effet des glaçons. On ne restera pas trop longtemps proche du parking, car les Asiatiques sont aussi du voyage, mais en groupe (3 à 4 cars), alors je ne vous explique même pas comment ca piaille, et fort qui plus est! Un vrai poulailler !
La ballade prévue (13,8 kms) contourne le lac pour se rendre au pied du glacier Victoria. Malheureusement, le risque d'avalanche est très élevé en raison des conditions météos (radoucissement, pluie et donc fonte de la neige) et signalé par des grandes pancartes. Nous entammons donc la ballade, sur un chemin bien délimité en nous faisant surprendre à plusieurs reprises par les marmottes (Et la marmotte, elle met le chocolat ...). Quelques photos avant de continuer et d'entrevoir les premiers obstacles.

Le chemin est barré sur une 30aine de metres par une avalanche. Apres observation, on decide de passer quand même, mais l'on ne s'attardera pas dans ce couloir car il n'est pas improbable que ca re-glisse... On procedera de même un peu plus loin, en slalommant entre le peu de jeunes sapins restant et donc non arrachés. Je renoncerais toutefois à la poursuite de la ballade pour des raisons évidentes de sécurité lors d'un nouveau passage plus délicat. Les quantités de neige ne sont pas énormes au dessus de nos tête, mais au vue des cours pris en début d'année, je prefererai jouer la sécurité. Tant pis pour la ballade. On aura tout de même eu une superbe vue sur le glacier et même l'occasion d'observer des chèvres des montagnes et les spermophiles.

Retour à la voiture vers les midi avec un ciel presque bleu.
Nous amorçons ensuite la montée vers le lac Moraine, encore partiellement gelé. Et quesque ca caille !!! Que dire de plus, je laisse parler les photos, c'est bien mieux qu'un grand discourt.

Reprise de la route et direction Jasper par une route nommée La promenade des glaciers.
Et l'on comprendra vite pourquoi : sur 250 kms, le spectacle s'offre à nous. Des paysages à couper le souffle, des épaisseurs de glace considérable, une route parfois stressante inscrite sur les flans des montagnes et puis de la neige, des sapins, de la glace et encore de la glace. SUBLIME !!!
Passage devant le lac Hector, avec une superficie assez impressionnante puis arrêt au lac Bow totalement gelé, avec vue sur le glacier Bow. Pas mal comme endroit, mais pas en Tee-shirt, même si ca semble bien fondre vue le niveau du ruisseau que l'on a traversé (grâce à une grosse pierre, que je tiens personnellement à remercier, ben oui, c'est vrai, on ne remercie jamais assez...).
Arrêt ensuite à proximité du lac Peyto avec une petite ballade dans la neige afin de voir les couleurs majestueuses de ce dernier. Concernant l'explication de cette couleur turquoise, elle reste relativement simple à comprendre. En avançant, les glassiers broient la roche et produise une sorte de farine qui se dépose au fond des lacs. Cette farine absorbe alors toutes les couleurs de la lumière sauf le turquoise qu'elle reflette, donnant ainsi à la plupart des lacs des rocheuses cette couleur tant appréciée des amoureux de la nature!
Lors de la reprise de la route, un ours brun nous fait l'honneur de traverser devant la voiture. Je serais donc obliger de m'arréter et place au flash, de l'intérieure de la voiture bien sûr !!! Quel plaisir d'être au première loge !!! Au passage, merci la cousine sans qui l'immortalisation de ce moment inoubliable n'aurait été possible sans sa carte mémoire.
On repartira réveur en direction du glacier Columbia ou l'on passera la nuit devant moraines, crevasses et couche de glace, paysage relevant tout simplement du surnaturel.
Quoi de mieux que d'être dans un superbe hotel avec vue sur un glacier et sa magnifique langue de glace, je vous laisse chercher, pour ma part, ca me laisse encore réveur...